Les piliers de ma Terre

 

Après des jours, des semaines et des mois à rêver, concevoir, consulter, expliquer, ajuster, rédiger, débattre, explorer, chercher, attendre, exploser, renoncer, raviver la flamme, espérer, supplier, procrastiner, négocier, amadouer, et surtout apprendre la patience… enfin.

Les travaux ont enfin officiellement démarré !

On se serait cru à un speed dating délirant ce lundi. L’un après l’autre, tous les artisans sont arrivés sur le chantier. Et pile à l'heure en plus: le maître d'œuvre, l'équipe de climatisation, le maçon, le ferronnier, le menuisier et l'expert en éclairage.

Ils ont échangé, calé leurs plannings, ajusté leurs attentes, étudié les plans ensemble, déambulé de pièce en pièce pour montrer comment procéder et convenir de s'entraider. Et non, je ne rêvais pas : c'est exactement comme ça que ça s'est passé. Ils étaient motivés, confiants, enthousiastes, ravis de s'attaquer à ce beau chantier ensemble.

Pour couronner le tout, j'ai trouvé un couple charmant qui m'a prêté main-forte pour la basse besogne : trier des tonnes de babioles et cochonneries, et déménager les meubles pour libérer l'espace avant l'arrivée des ouvriers. Un antiquaire est même passé à l'improviste aujourd'hui et m'a racheté quelques objets dont je ne savais pas quoi faire !

Après deux journées épuisantes, je me suis enfin posée pour contempler la future salle principale de la galerie : vide, enfin, et prête pour sa métamorphose. L'IA, c'est très bien pour vider une pièce sur une photo, mais quelle claque de voir ça en vrai !

La salle principale

J'en suis aussi arrivée à un point où un trou informe et crasseux dans la cour suffit à me rendre heureuse : sous cet affreux carrelage des années 70, l'ancien dallage en pierre est bien là, prêt à être dégagé et restauré.

Un trou dans le sol

Je pensais aussi ne jamais venir à bout du bazar accumulé dans la cuisine de mes parents. Le simple fait d'y jeter un œil me décourageait depuis des mois. Sur ses vieux jours, mon père était devenu accumulateur compulsif… J'ai trouvé plus de 40 grands couteaux de cuisine à l'allure menaçante dans un seul tiroir !

Le coin repas dans la cuisine

Mon projet d'aménager un café lumineux et accueillant adossé à la galerie prend enfin une forme très concrète.

Pendant ce temps, dans le coin le plus sombre du grenier au troisième étage, un monstre de climatisation commence à déployer ses longs tentacules, prêt à serpenter à travers chaque pièce pour diffuser le chaud ou le froid.

Release the Kraken!

 
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