Tokyo, regards croisés
Tokyo est une ville qu'on ne finit jamais de découvrir. Je n'ai pas réussi à voir toutes les galeries et expositions que j'avais prévues. Ici, tout va vite, tout se renouvelle. La scène artistique est vivante, en constante évolution, et chaque rue ressemble à un espace d’exposition potentiel.
Le Rouge et la Pluie. Un escalier, un parapluie, un instant sans importance.
La ville elle-même devient source d’inspiration.
En une heure de promenade, l’œil du photographe est happé par mille détails : un geste, une façade, un reflet, une lumière. Tout semble déjà composé, comme si Tokyo se photographiait toute seule.
Rencontre ordinaire. Quand le hasard s’improvise scénographe, il réveille la banalité urbaine et joue avec l’absurde du contraste.
À Tarascon, les fils électriques m’ont toujours semblé disgracieux, comme des cicatrices sur les façades anciennes. Mais à Tokyo, j’ai pris un cliché presque identique, et cette fois, la photo m’a révélé autre chose : la géométrie du chaos, la beauté involontaire des lignes.
La photographie a ce pouvoir-là : elle transforme le regard. Elle fait voir autrement, sublime le quotidien, même le banal, même le laid.
Lignes de Fuite. Un matin de pluie, les lignes guident les pensées ailleurs.